ARTICLE

Aider la recherche

pour mieux se préparer

En fondant ses actions sur les derniers progrès scientifiques, l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA, fondée en tant qu’OIE) garantit à ses Membres l’accès au meilleur savoir pour se préparer et répondre aux menaces zoosanitaires. En 2021, l’OMSA a permis l’essor de la recherche sur les zoonoses, notamment pour le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) et les influenza animales.

Collecter les données de santé animale sur le terrain

Les Services vétérinaires et les professionnels de la santé animale agissent pour contenir la propagation des maladies animales dans le monde. Un autre aspect inestimable de leur travail consiste à collecter les données de santé animale sur le terrain. Celles-ci peuvent ensuite être utilisées pour alimenter la recherche sur divers virus, bactéries et parasites. La science est notre meilleur outil pour comprendre la dynamique complexe des maladies qui se propagent entre la faune sauvage, les animaux domestiques et les humains ainsi que l’influence possible des facteurs environnementaux sur ces maladies. C’est pourquoi l’OMSA soutient activement les projets de recherche susceptibles d’utiliser ces données pour mieux comprendre les maladies animales. Dans un monde où les maladies évoluent constamment, il est essentiel de disposer de nouvelles connaissances pour orienter notre réponse aux menaces zoosanitaires et garantir un avenir plus sûr.

Recherche OIE Aider la recherche pour mieux se préparer

En collectant des données de santé animale sur le terrain, les Services vétérinaires contribuent à la recherche scientifique, nécessaire à une meilleure compréhension des maladies animales et de leur propagation.

Intensifier la recherche sur le coronavirus responsable du MERS

Le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) est une infection respiratoire virale de l’homme et des dromadaires causée par le coronavirus responsable du MERS (MERS-CoV). En 2021, nous avons inclus le MERS-CoV dans notre liste des maladies à notifier, ce qui signifie que tout nouveau cas chez un animal doit être officiellement signalé par les pays au moyen du Système mondial d’information zoosanitaire (WAHIS). Même si les conséquences du MERS-CoV sur la santé animale sont très faibles, la maladie peut s’avérer mortelle chez l’homme. Selon les estimations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), environ 35 % des patients humains infectés par le MERS-CoV sont décédés depuis 2012. Cependant, les mécanismes exacts de transmission entre les camélidés et les humains ne sont pas encore totalement compris.

Nous sountenons les efforts de recherche sur le MERS-CoV tels que ceux du laboratoire vétérinaire de l’Autorité d’Abou Dhabi pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (ADAFSA) aux Émirats arabes unis. Entre 2013 et 2021, plus de 41 000 écouvillons nasaux prélevés sur des dromadaires par les vétérinaires ont été analysés. De plus, le laboratoire vétérinaire de l’ADAFSA a réalisé plusieurs études sur différents aspects du MERS-CoV, incluant la validation des tests de diagnostic, des études épidémiologiques ou encore la détermination de la prévalence et de la diversité du MERS-CoV chez les dromadaires. Ces activités de recherche, entre autres, éclaircissent les mécanismes possibles de transmission du virus entre les animaux et les humains.

En novembre 2021, l’OMSA, l’OMS et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont également réuni les autorités de santé publique et de santé animale, des chercheurs, des organismes de financement et des partenaires du secteur privé afin de partager les dernières découvertes scientifiques sur le MERS-CoV. Cette réunion a renforcé l’engagement mondial en faveur de la prévention, de la détection et de la réponse au MERS-CoV et aux autres coronavirus actuels ou émergents, qui menacent la santé animale et humaine, comme le COVID-19.

Entre octobre 2021
et mars 2022,

+36 millions


d’oiseaux sont morts ou ont été abattus à cause de la grippe aviaire

En donnant un aperçu complet des connaissances disponibles sur l’influenza aviaire, le consortium international de recherche STAR-IDAZ contribue à accélérer la lutte contre cette maladie, avec le soutien de l’Organisation mondiale de la santé animale.

%

Faire progresser la préparation mondiale à l’influenza

Les informations que nous recueillons sur les virus de l’influenza aviaire en circulation chez les animaux aident les scientifiques à développer des vaccins destinés aux humains

Keith Hamilton,

chef du service de la préparation et de la résilience, Organisation mondiale de la santé animale

L’influenza, ou grippe, est un autre groupe de maladies infectieuses susceptibles de se propager entre les animaux et les humains. L’OMSA contribue à faire progresser les connaissances sur l’influenza zoonotique en apportant, entre autres, un soutien organisationnel au consortium international de recherche sur la santé animale STAR-IDAZ. Cette année, le consortium STAR-IDAZ a publié un rapport examinant les recherches menées ces cinq dernières années sur les virus de l’influenza animale. Nous disposons donc maintenant d’un panorama complet des connaissances disponibles sur la virologie, la pathogénicité, l’épidémiologie, la prévention et le contrôle de l’influenza.
Même si les données recueillies montrent des progrès satisfaisants dans la compréhension des différents virus de l’influenza, qu’ils touchent des oiseaux, des équidés ou des suidés, elles mettent également en évidence des lacunes dans nos connaissances et dans la préparation aux pandémies potentielles. Le rapport souligne l’importance de la surveillance des populations animales, oiseaux sauvages compris, du développement de techniques de diagnostic appropriées et des études moléculaires pour suivre l’évolution des variants du virus.

Ce travail orientera en outre les recherches à venir sur l’influenza animale tout en permettant aux pays de mieux se préparer à la menace représentée par les maladies animales. Les conclusions seront partagées lors d’un atelier prévu en 2022, qui donnera également l’occasion de faire progresser l’élaboration de feuilles de route afin d’accélérer la mise en place d’outils et de stratégies permettant de contrôler les recherches, un élément essentiel pour renforcer la préparation à d’éventuelles pandémies dans l’avenir.

LIRE AUSSI

Recherche OIE Aider la recherche pour mieux se préparer

La technologie à l’appui des Services vétérinaires

Recherche OIE Aider la recherche pour mieux se préparer

Lutter contre les foyers de maladies

Recherche OIE Aider la recherche pour mieux se préparer

La santé animale sur le plan économique